mardi 22 juin 2010

La création d'un comic book (part 3)

 Bien... Passons un peu au côté pratique de la chose.

 Qu'on le veuille ou non, outre l'étape du scénario (qui fera sans doute l'objet d'un autre tuto), le première étape graphique d'un comic book se fait avec un crayon et du papier.
 Le premier brouillon n'est là que pour préparer la mise en page et agencer autant les actions que les dialogues. Il serait stupide, à l'issue des 22 ou 24 pages, de se rendre compte qu'on a oublié une ou deux vignettes...

 Pour mieux voir, imaginons une vignette d'un épisode de Superman. Ne cherchons pas trop, le style du personnage est déjà tellement défini que tout va aller avec facilité. On ne travaille pas le personnage, on ne cherche pas à rendre le dessin beau ou stylé.
 Et ça se fait sur le format de base des comics, soit 17x27cm. Plus facile pour se rendre compte de la taille de sa page.
 Normalement, cette étape ne prend pas plus de trois minutes par vignette... Mais faites attention à laisser de la place entre deux vignettes, à penser aux bulles de dialogues, etc...
 Ce n'est pas obligatoirement le dessinateur final qui s'occupe de cette tâche ; n'importe qui peut le faire. Sur la série Haunt, par exemple, Greg Capullo se charge des brouillons que Ryan Ottley transformera en dessin. Il faut savoir que, outre Haunt, chacun des intervenants travaille sur une ou plusieurs autres séries. Ryan Ottley dessine sa propre série : Invicible. Robert kirkman, scénariste, travaille sur Savage Dragon (qu'il écrit et dessine) en plus d'écrire Haunt et Invincible. Todd McFarlane encre Haunt, Spawn (qu'il co-écrit) et encre également Image United, etc... Beaucoup de boulot, donc.
 Mais, si vous n'avez qu'une seule série en cours (la bonne blague), vous pouvez le faire tout seul. Moi je demande à mon chat, et c'est pas génial.

 Bref, mon idée donne ça, en brouillon :



Ah, je vous avais dit que c'était moche, hein. Si vous arrivez à un résultat meilleur que celui là, c'est que vous avez perdu du temps (ou alors que vous êtes un génie incapable de faire du mauvais, ce qui est cool aussi). L'important est que vous compreniez le sens de votre brouillon.
  Une autre précision importante : le dessinateur à aussi son mot à dire. Chacun a ses aptitudes, les trucs qu'il peut ou non dessiner, ce qu'il aime ou non dessiner, ou ses propres idées. Il peut donc influer sur le scénariste autant que sur le brouillon, etc. Mais pas trop non plus : une bd signifie qu'il y a une trame générale, et qu'il faut donc s'y tenir.

 Bref, passons à la suite.

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