lundi 28 juin 2010

création d'un comic book (part 8)

Et voici notre super héros encré :

Le principe de base est, bien sûr, de noircir suivant les points, en gros. Mais, bien sûr, les choses peuvent parfois se compliquer. Beaucoup de dessinateurs se lâchent complètement sur leurs travaux, et il devient parfois ardu de trouver quelles zones encrer, dans quelles proportions, etc. Ainsi, le travail de l'encreur revient autant à noircir les zones ombrées qu'à lier ces zones avec les autres. Ici, on peut remarquer que j'ai fait ce lien (au niveau de la cuisse gauche, notamment) en repassant certaines hachures avec mon feutre, de manière à donner une impression d'éclaircissement.
 Mon travail a également consisté à trouver quelle pointe utiliser : du o.45, du 0.5 et du 1.0 mm ont fait l'affaire.
 J'ai également respecté une règle tacite que l'on retrouve à peu près partout : l'équilibre entre le noir et le blanc. 2/3 de blanc et 1-3 de noir ici, bien que l'inverse soit possible. Les deux couleurs sont opposées, et faire moitié-moitié donne l'impression qu'il y a plus de blanc que de noir, et déséquilibre le dessin.
 J'ai également vectorisé mon dessin afin d'approfondir mon encrage, et de nettoyer ma page.
 A ce stade, elle serait parfaitement publiable : le dessin est fini, l'encrage est bon... Si je la voulais en noir et blanc, je pourrais l'envoyer ainsi à la presse.
 Mais, comme je suis un peu pervers, nous allons y mettre de la couleur : il s'agit donc du passage du manuel à l'informatique, car presque plus personne, dans le monde du comic book, ne colorise ses pages à l'encre.
 Ceux qui le font sont notables : Alex Ross (peinture + numérique), Lynn Varney (coloriste de Franck Miller, notamment sur 300, The Dark Knight, et le futur Xerxes)... Il s'agit essentiellement d'un choix artistique, mais d'autres excellent dans le coloring informatique.

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